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Eat the Frog : prioriser l’essentiel et développer votre activité de praticien bien-être

Eat the Frog : prioriser l’essentiel et développer votre activité de praticien bien-être

Et si le véritable obstacle dans notre activité n’était pas le manque de temps… mais le combat silencieux que nous menons chaque matin contre nos propres habitudes ? Je vais être honnête avec vous : mettre en place la méthode Eat the Frog n’a pas été facile pour moi. On a souvent tendance à croire que la procrastination est une question de fainéantise. Mais ce n’est pas le cas. Si l’on procrastine, c’est parce qu’une tâche nous fait peur, parce qu’elle nous semble immense, ou parce que notre cerveau préfère nous diriger vers le confort immédiat de petites actions rapides.

C’est pour cela que cette méthode m’a autant marqué : au début, j’avais l’impression de me battre contre moi-même. Chaque matin, avaler ce “frog” (cette tâche inconfortable mais essentielle) demandait un vrai effort. Mais une fois que je l’avais fait, la satisfaction était immense. On sent alors que l’on avance, que l’on allège son esprit et que l’on reprend le contrôle.

Dans cet article, je vais expliquer d’où vient la méthode Eat the Frog, pourquoi elle fonctionne et surtout, comment on peut l’appliquer concrètement dans notre activité de praticien du bien-être.

Pourquoi la méthode Eat the Frog peut transformer votre productivité ? 

Et si ce qui vous freine n’était pas un manque de temps, mais cette habitude de repousser toujours ce qui compte le plus ? Nous avons toutes une to-do list interminable : répondre aux messages, publier sur les réseaux, gérer l’administratif, préparer les rendez-vous… Et puis, il y a cette grande tâche importante que l’on repousse encore et encore. Celle qui pourrait pourtant transformer notre activité si nous prenions enfin le temps de la réaliser. C’est elle, votre frog, votre “crapaud” du jour. Et selon une formule attribuée à Mark Twain : “Si votre travail consiste à avaler un crapaud, faites-le dès le matin. Et s’il faut en avaler deux, commencez par le plus gros ». L’idée est simple : commencez chaque journée par la tâche la plus difficile, la plus importante ou la plus inconfortable. Car si vous la remettez à plus tard, il y a de grandes chances que vous ne la fassiez jamais.

Par exemple :

  • Mettre à jour sa page de services et ses tarifs. On sait qu’on doit ajuster nos offres pour mieux refléter notre valeur, mais repousser ce moment évite de se confronter à la peur de “perdre des clients”.
  • Contacter un prospect ou un partenaire pour une collaboration. Appeler une clinique, un centre de yoga ou un autre thérapeute pour proposer un partenariat peut sembler intimidant. C’est souvent une étape stratégique, mais pleine d’inconfort.
  • Écrire ou tourner une vidéo de présentation professionnelle. On repousse la création de contenus qui pourraient pourtant asseoir notre légitimité. La peur du jugement ou du “pas parfait” bloque le passage à l’action.
  • Finaliser un programme en ligne ou un atelier collectif. Créer un programme demande de clarifier son approche, poser un cadre et oser proposer un prix. C’est souvent un “frog” immense que l’on décale de semaine en semaine.
  • Envoyer une newsletter stratégique à sa communauté. Écrire un mail de valeur, qui partage un vrai message ou propose une offre, fait parfois peur : peur d’ennuyer, d’être trop commercial, ou de ne pas être lu.

Pourquoi votre cerveau résiste à la méthode Eat the Frog (et préfère repousser)?

Même avec passion pour notre métier, on évite souvent ce qui compte le plus. Les raisons sont simples : inconfort, ampleur de la tâche ou la recherche de facilité.

  • L’inconfort : appeler un partenaire, structurer un programme, mettre à jour ses tarifs… cela réveille nos peurs.
  • L’ampleur : certaines tâches paraissent insurmontables, comme créer un programme en ligne ou rédiger une page de vente.
  • La recherche de facilité : notre cerveau préfère le confort immédiat des petites actions rapides (répondre à des messages, poster une story).

En fait, la science du cerveau confirme ce mécanisme. Selon les neurosciences, notre cortex préfrontal (la partie qui gère la planification et la prise de décision) doit lutter contre le système limbique, qui cherche avant tout à éviter la douleur et à rechercher le plaisir immédiat. Résultat : lorsqu’une tâche semble inconfortable ou trop grande, le cerveau envoie un signal de “danger” et nous pousse à la remettre à plus tard. Ce n’est pas de la paresse, c’est une stratégie de survie mal adaptée à notre quotidien moderne. Résultat : nous passons nos journées à “nous occuper” au lieu d’avancer sur ce qui fait vraiment la différence.

Assistante virtuelle souriante travaillant sur son laptop, grenouille verte symbolique posée sur son bureau, forêt vibrante en arrière-plan, style aquarelle lumineux.

Ne pas appliquer Eat the Frog : le prix caché de la procrastination

Éviter constamment cette tâche clé entraîne plusieurs effets en chaîne :

  • Un poids mental qui est permanent : cette petite voix intérieure qui répète “tu devrais t’y mettre…”. Ce phénomène est lié à notre mémoire de travail : le cerveau garde en arrière-plan les tâches inachevées (effet Zeigarnik), ce qui crée une charge cognitive constante.
  • Un frein direct pour notre activité : repousser une action stratégique, c’est repousser aussi notre croissance et nos revenus. Ici encore, le cerveau joue un rôle : il privilégie le court terme (récompenser une micro-tâche facile) au détriment du long terme (investir dans une action plus lourde mais plus rentable).
  • Une perte d’énergie et de motivation : cocher dix petites cases ne compense pas la frustration d’avoir évité l’essentiel. À force, cela active un cercle vicieux : notre cerveau associe les grandes tâches à l’échec et renforce encore l’envie de les repousser.

La bonne nouvelle ? En entraînant notre cerveau à “manger le frog” chaque matin, nous changeons peu à peu ces circuits : la tâche difficile devient un déclencheur de satisfaction, et notre motivation se nourrit du progrès réel plutôt que des petites distractions.

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Comment appliquer la méthode Eat the Frog (et en faire une habitude)

La force de la méthode Eat the Frog réside dans sa simplicité. Mais comme toute bonne habitude, elle ne donne ses fruits que si elle est pratiquée avec régularité et bienveillance envers soi-même. Trois étapes pour la mettre en place :

  1. Identifier votre “frog” du jour : cette tâche clé est souvent repoussée.
  2. La découper en bouchées : transformer une montagne en une série de pas simples.
  3. Avaler le frog dès le matin : commencer la journée par ce qui compte le plus, avant d’être happé par les sollicitations.

Adopter cette méthode, c’est un peu comme entraîner un muscle. Chaque matin où nous choisissons d’avancer sur notre frog, nous renforçons notre capacité de concentration, notre discipline et notre confiance. Et comme pour le sport ou la méditation, c’est la régularité qui transforme peu à peu votre manière de travailler et de vivre vos journées.

Identifier notre frog du jour

Pour appliquer la méthode, commencer par lister nos tâches. Puis se poser cette question : quelle est la tâche la plus importante pour mon activité aujourd’hui, même si elle me fait un peu peur ? C’est elle, notre frog !

Certains préfèrent effectuer cet exercice chaque matin, au moment de démarrer la journée, pour choisir leur priorité avec un esprit encore frais. D’autres le font la veille au soir, afin de préparer leur journée à l’avance et se lever avec un cap clair. L’essentiel n’est pas tant le moment choisi que la régularité : que ce soit le soir ou le matin, le fait d’identifier notre frog permet de commencer la journée sans se disperser et de garder le contrôle sur nos priorités. Exemples pour un praticien du bien-être :

  • Rédiger une page “À propos” authentique et professionnelle. Mettre en mots son parcours et sa mission peut être intimidant, car cela demande de se dévoiler et d’assumer sa légitimité.
  • Planifier et programmer une série de publications pour un mois entier. Cela paraît énorme comparé au fait de poster au jour le jour, mais c’est ce qui fait gagner un temps précieux sur la durée.
  • Demander des témoignages à ses clients. Beaucoup repoussent cette étape, par peur de déranger ou d’essuyer un refus, alors que les témoignages sont essentiels pour inspirer confiance.
  • S’inscrire officiellement à un événement ou proposer un atelier. Participer à un salon, un webinaire ou réserver une salle implique de sortir de sa zone de confort et de se confronter au regard extérieur.
  • Revoir et clarifier ses conditions générales ou ses offres. C’est une tâche souvent laissée de côté, mais qui sécurise l’activité et donne une image plus professionnelle.

Découper le frog en petites bouchées

Imaginons que notre frog soit : créer un programme de groupe. Pris dans sa globalité, ce projet peut sembler insurmontable. Mais une fois découpé, il devient une suite d’actions concrètes :

  1. Lister 3 problèmes fréquents rencontrés par vos clients
  2. Définir le résultat concret que votre programme doit leur apporter
  3. Choisir un titre provisoire (même imparfait)
  4. Écrire un plan en 3 ou 4 étapes principales
  5. Recenser les outils et supports nécessaires (Zoom, PDF, fiches pratiques, etc.)

En procédant ainsi, un gros crapaud intimidant se transforme en une série de petites bouchées faciles à avaler. Et chaque étape franchie nourrit notre motivation.

Avaler le frog dès le matin

C’est la règle d’or de la méthode Eat the Frog : commencer notre journée par la tâche la plus importante. Pourquoi le matin ?

  • Notre cerveau est encore frais et concentré : après une nuit de repos, notre cortex préfrontal (celui qui gère la planification et les décisions) est plus disponible. On a plus de chances de rester focalisé sur une tâche exigeante.
  • On n’est pas encore happé par les urgences : mails, messages WhatsApp, clients qui appellent… Une fois ces sollicitations enclenchées, elles consomment notre énergie et réduisent nos capacités de concentration.
  • Un effet boule de neige sur la motivation : accomplir dès le matin une action stratégique crée un sentiment de victoire. On aborde le reste de la journée avec plus de légèreté et de confiance, car “le plus gros est déjà fait”.

Et nul besoin d’y consacrer trois heures. Même 30 minutes de travail profond suffisent pour avancer de manière significative. L’essentiel est de créer ce réflexe quotidien : chaque matin, une petite victoire qui nourrit notre motivation et fait progresser notre activité.

Pour conclure, Eat the Frog est un outil concret et incroyablement efficace pour reprendre la main sur nos journées. Comme tout entraînement, il demande de la pratique et un peu de patience. Car oui, certains matins, on l’oubliera, ou bien, on choisira parfois un “faux frog” ou bien, on sera tenté de nous disperser.

Peu importe. L’essentiel est de recommencer chaque jour, avec bienveillance. Petit à petit, on construit un véritable “muscle du Eat the Frog”. Avec le temps, on gagne en clarté sur nos priorités, en efficacité dans notre travail et en sérénité dans nos journées. On l’aura compris, notre frog du jour n’est pas notre ennemi. Il est le symbole de nos vraies priorités. Et une fois avalé, il ne laisse aucun goût amer. Au contraire, on ressent plus de liberté, plus de fierté et plus de confiance.

Bibliographie et sources

A propos de l'auteur

Daniela J.

Bonjour, je suis Daniela ! Assistante freelance passionnée par la santé holistique, je mets mon expertise au service des professionnels du bien-être. Grâce à mes formations en santé intégrative et coaching, je vous aide à développer et gérer votre activité, afin que vous puissiez vous concentrer sur ce qui compte vraiment : accompagner vos clients.

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